Imprimer
Affichages : 6762

logo enilEuropean Network on Independent Living - http://www.enil.eu/

1. Droit à une Vie Autonome et inclusive :
Nous demandons une révision des législations des pays membres  qui précise les moyens nécessaires à la mise en œuvre de la Vie Autonome, afin qu’elle devienne une réalité pour ses citoyens. Nous demandons un renfort de la coopération entre les pays membres, qui puisse de fait garantir la libre circulation des personnes handicapées sans compromettre leur autonomie. Nous demandons que les gouvernements révisent leur politique en matière d’autonomie, en privilégiant une dynamique de transition de la vie en établissement spécialisé à la vie à domicile, qui puisse favoriser une vie inclusive au sein de la société. Ce changement de politique suppose d’accorder aux personnes handicapées le soutien humain et financier nécessaires à l’accession à la Vie Autonome.

2. Créer  une Direction dédiée à la politique du handicap :
Nous faisons appel aux groupes politiques et aux membres du Parlement Européen pour qu’ils prennent acte de nos revendications et amorcent un travail de fond avec nous. Leur soutien au mouvement pour la Vie Autonome apporterait plus de poids à notre voix.

3. S’assurer de l’utilisation des bons termes, tels qu’ils ont été définis par le mouvement pour  la Vie Autonome :
Nous demandons à ce que les textes et déclarations officielles  traitant de la Vie Autonome respectent la terminologie et les définitions adoptées dès la création du Mouvement (http://www.enil.eu/policy/). Parmi ces définitions clé figure le respect du choix de vie de la personne.
Travailler avec les pays membres permettra une meilleure compréhension des fondements de notre mouvement et de ce que nous revendiquons.

4. Pour que l’accompagnement des personnes à domicile soit  financé par les fonds structurels et les fonds d’investissements :
Nous demandons à ce que l’accompagnement personnalisé des personnes en situation  de handicap devienne un droit.

5. Cesser le financement de nouveaux établissements d'accueil des personnes handicapées, quel que soit leur taille :
Nous demandons que les pays membres appliquent les règles des fonds structurels et fonds d’investissements  qui doivent privilégier la transition d’une politique d’institutionnalisation  vers une politique de vie au sein de la collectivité.  Pour mettre en œuvre  ces  principes, il convient de travailler avec les personnes handicapées elles-mêmes et les organisations qui les représentent, soutenir  les initiatives d’auto-représentation, mettre en place des services d’accompagnement qui répondent aux aspirations des personnes et qui prennent en compte leurs droits.

6. Développer le financement des organisations non gouvernementales locales ou nationales dirigées par des personnes en situation de handicap :   
Nous estimons que les  organisations dirigées par les personnes en situation de handicap sont mieux  à même d’apporter le soutien nécessaire aux personnes concernées, de soutenir les pratiques inclusives et de travailler à l’amélioration du quotidien de ces personnes.  Cette reconnaissance doit permettre de  pérenniser l’existence de ces organisations et permettre leur développement.

7. Inverser les politiques de réduction budgétaire destinées à financer les services et les prestations allouées aux personnes en situation de handicap:   
Décider l'arrêt immédiat de toutes réductions budgétaires qui privent les personnes en situation de handicap de leurs droits et qui diminuent leurs prestations. Les pays membres sont responsables de l'attribution des services aux personnes, ils doivent donc prendre conscience de l'importance de leurs besoins en matière de soutien. En ces temps de réductions budgétaires, les personnes handicapées ne doivent pas être les premières cibles.
L’Union Européenne doit influencer  les pays membres pour qu’ils prennent les décisions et mesures qui préservent les droits des personnes en situation de handicap et les affranchissent des réductions budgétaires.

8. S’assurer que les  personnes en situation de handicap aient accès aux services de droit commun :
Nous demandons l’évaluation de l’ensemble des obstacles qui rendent inaccessibles les services de droit commun, et efficients la marginalisation des personnes handicapées et leur exclusion de la vie en collectivité. Nous demandons à ce que l’on affecte les fonds et ressources indispensables à la levée de ces obstacles.

9. Renforcer la protection des personnes en situation de handicap contre toute pratique discriminatoire au sein de l’Union Européenne :
Nous appelons les pays membres à promouvoir les droits des personnes  handicapées. Connaissant mieux leurs droits, les personnes seront mieux à même de se défendre contre toute discrimination.  Par ailleurs nous demandons à l’Union Européenne de condamner les pratiques discriminatoires initiées par tout pouvoir ou personne d’influence, et de les rappeler à leurs obligations, conformément à la Convention des Nations Unies relative  aux droits des personnes handicapées.

10. Mettre en œuvre une éducation  inclusive pour tous les enfants et tous les  jeunes  en  situation de handicap :
Nous demandons une approche éducative qui prenne en compte le potentiel des élèves,  sans négliger leurs besoins spécifiques. Par ailleurs nous demandons que tous les élèves puissent fréquenter les mêmes écoles quelques soient leur origine ou leur situation particulière.

Les représentants ENIL

Milica Mima Ruzicic Novkovic Miro Griffiths Nadia Hadad Paul Fagan Peter Lambreghts Vibeke Maroy Melstrom Debbie Jolly Germano Tosi Kapka Panayotova
Milica Mima Ruzicic-Novkovic Miro
Griffiths
Nadia
Hadad
Paul
Fagan
Peter
Lambreghts
Vibeke
Maroy Melstrom
Debbie Jolly Germano
Tosi
Kapka
Panayotova