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Message d'alerte

Alertée plusieurs fois par ses adhérents sur une aggravation de la situation, parfois jusqu’à la maltraitance, pour des usagers de services prestataires, soit de soins, soit d'aide humaine, la Coordination Handicap et Autonomie - Vie Autonome France (CHA-VAF) a sollicité des témoignages.

Vous aussi, personnes handicapées, personnes malades, personnes âgées, proches aidants, auxiliaires de vie, aides-soignants, personnels des services prestataires de soins et d’aide humaine.

Envoyez votre témoignage à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

(Votre anonymat y est assuré.)

Ainsi vous nous aiderez à mettre en lumière les dérives, et vous soutiendrez notre action pour un mode prestataire radicalement différent, RESPECTUEUX de chacun de nous !

Ne laissons pas les pouvoirs publics ignorer nos réalités, nos aspirations et nos droits...

RÉAGISSONS ensemble !

Voici de courts extraits de ceux déjà recueillis, et remis le 18 janvier 2018 à Sophie Cluzel, Secrétaire d’État auprès du Premier Ministre chargée des Personnes handicapées, et à Dominique Gillot, présidente du CNCPH. La CHA-VAF les publiera bientôt dans leur intégralité.

N°1 : « Si ma vie doit se résumer à me faire manger, laver les fesses et dormir, elle ne présente aucun intérêt… Ces 3 derniers mois, j'ai eu affaire à plus de 20 personnes différentes, dont certaines comprenaient mal mes besoins et mes consignes, et qui m'ont épuisé. »

N°2 : « Je reste plus de 12 h d'affilée sans bouger dans mon fauteuil roulant et mon corset orthopédique. On me donne désormais un bain entre 21h00 et 22h00. De nombreuses douleurs, que je n'avais pas auparavant, sont apparues. D'autres symptômes qui n'étaient jusque-là que ponctuels se sont aggravés et systématisés. »

N°3 : « Pour les nouveaux arrivants, il faut remettre de la civilité en place, car on ne peut avoir des relations saines et durables avec quelqu’un que l’on a rencontré sur les toilettes… ou, mieux, les jambes écartées pour le passage d’un gant de toilette… »

N°4 : « Une adhérente … pour laquelle j'avais obtenu 28 h d'aide à domicile par semaine au lieu de 6 h, a fait une tentative de suicide cet été, car on lui envoyait des personnes incompétentes qui changeaient régulièrement »

N°5 : « Quelques mois avant d’accoucher, j’ai entendu le prestataire me dire qu’il ne pourra plus assurer sa mission quand j’aurais mon enfant car il vient de perdre l’agrément Petite Enfance. Je me débrouille pour trouver un autre prestataire… Suite à mon accouchement, j’ai été trachéotomisée, et le nouveau prestataire m’a lâchée faute de personnel formé. »

N°6 : « Il fallait changer aussi les horaires de passages (beaucoup trop tôt pour moi) et donc, réduire le temps de travail de l’auxiliaire de nuit (ce qui est illégal) et allonger le temps de travail de l’auxiliaire de jour. Or, il fallait organiser ça le vendredi pour le lundi : Impossible ! J’ai demandé un délai, mais rien à faire !!! »

N°7 : « Je me rappelle d’un remplacement en urgence où la personne ne me comprenait absolument pas, sans bien sûr me connaitre (le responsable avait envoyé quelqu’un qu’il n’a même pas fait travailler avant). »

N°8 : « Mme X souhaite être couchée à 20h car Madame a un médicament à prendre à heures précises en mangeant, mais par manque de personnel Madame sera couchée à 19h. Elle sera obligée de manger et de prendre son médicament dans son lit (idem pour le lever). »

N°9 : « Un homme, usager simultané d’un SSIAD (pour se lever-laver) et d’un SAAD (pour tout le reste), a été hospitalisé à domicile (HAD) pour des soins techniques (brusque maladie grave), le privant du SSIAD : il n’a plus eu de toilette ! »

N°10 : « Responsable : « Si vous ne voulez pas voir X, il vous suffit de lui demander de rester dans le salon, mais si vous ne la faites pas rentrer, je suis obligée d'appeler les pompiers puisque nous devons intervenir chez vous en 24h/24 ». Cela veut dire accepter un intervenant non souhaité qui resterait dans le salon. Où est le service ? »

N°11 : « La présence constante au domicile d’un des deux parents a été rendue obligatoire car en moyenne il y a une nécessité d’intervention autour de la gastrotomie toutes les quarante-cinq minutes. Nous devions finalement en arriver à payer quelqu’un à regarder régulièrement les aidants familiaux travailler ! »

N°12 : « Le comportement du service administratif et de la Direction n’est pas convenable. Je suis jugée sur ma façon de vivre. Je reçois, de leur part, des mots blessants. Je suis rabaissée. Et il m’est bien fait comprendre que les choses sont comme ça et pas autrement… Je suis à bout de souffle, indignée, écœurée. Car je n’ai plus le contrôle de mon quotidien. »

Télécharger la version pdf pour la distribuer

Liens vers la suite des témoignages en vidéos :

Commentaires   

0 # duclos 28-02-2018 11:19
J'ai recours à un SSIAD dont je suis très satislaite tous les matins pour la toilette et le lever mais le soir ils viennent aussi pour toilette et déshabillage autour de 17h et pas de possibilité pour un passage plus tardif.
Pour des personnes qui, malgré un lourd handicap ont une activité même de loisir, c'est trop tôt. Pas de solution tant que le service arrête à 19 h !...
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0 # Marie Valette 06-03-2018 10:38
Je suis en fauteuil et porte des couches. La MDPH me refuse la reconnaissance à 80% sous prétexte que j'ai une maladie orpheline fluctuante et que je peux encore sortir seule de mon fauteuil. Du coup, refus de la PCH également. Je suis toute seule pour me débrouiller, je n'arrive pas à me faire à manger, à me laver ni à assumer aucune tâche ménagère. J'ai contacté les services sociaux pour une aide ménagère, ils m'ont dit que si la MDPH ne m'accordait rien, ils ne m'accorderaient rien non plus car le refus MDPH signifie que je suis assez valide pour me prendre en charge. Je vis dans une crasse inimaginable et ne mange pas à ma faim : l'assistante sociale m'a traitée de fégnasse. Je n'ai pas les moyens de payer quelqu'un pour m'aider, j'ai déjà du mal à payer mon loyer et mes frais médicaux. J'en suis au point où j'envisage le suicide.
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